misc : métamorphose

dialogue des couches, ou bien juste une, une qui s’étend vers le ciel, vers le couvercle du crâne intérieur (on parle de Sueño, non? voilà où s’étend ce reste d’oiseau de nos rêves). frottement des couches contre la paroi. mais on doit la classer, cette li-quiddité, cette lave de souvenirs, la diviser en elle-même? Détruire et former. Frappe et taille – dans le vif et dans le vide (qui n’est ni attribut, ni accident, cependant qu’il est exploré par le possible de nos pensées, vases-creuses)

‘nous sommes aussi changeants que la mer’ parole nocturne.

‘la raison doit parler la langue des rêves’ Jodorowsky.

Ce qu’on prend pour l’élémentaire ne parle, ne nous parle qu’à travers métissages, étayages, élagages de la vie sur le vie. Pour faire un nouvel objet, ni simple ni complexe, mais souple ou riche. Une tache, sans ombre, n’est rien que cela, approximatif, mais vivant dans le temps. Approximatif si on la capture, insatisfaisante en ce cas, mais brûlante de parole et de contact quand ce corps se déploie dans le temps. Temps imaginaire: le temps multiplié par le temps. (t²)

[Allons maintenant, contemple les choses qui portent témoignage
pour mes discours précédents, s’il était vrai qu’il y eût quelque
insuffisance quant à la forme dans ma première énumération.
Considère le soleil, partout clair et chaud, et toutes les choses
immortelles qui sont baignées dans la chaleur et dans l’éclat
rayonnant. Considère la pluie, partout sombre et froide, et de la terre
sortent des choses compactes et solides. Quand elles sont en lutte,
elles sont toutes diverses de formes et séparées ; mais elles se
réunissent dans l’amour, et se désirent mutuellement. Car de celles-ci
sont sorties toutes les choses qui furent, qui sont et qui seront —
arbres, hommes et femmes, bêtes et oiseaux, et les poissons qui
habitent dans l’eau, oui vraiment, et les dieux qui vivent de longues
vies et sont grandement honorés. — R. P. 166 i. Car ces choses sont ce
qu’elles sont ; mais passant les unes à travers les autres, elles prennent
des formes différentes — tellement le mélange les modifie. — R. P.
166 g.] Empédocle

finir au transformé, au point de vue de ce qui est formé, et qui donc depuis la pointe d’aiguille de son mouvement observe l’univers déroulé, enroulé, emporté par la marée comme les gonds sont emportés par le portail d’arrivée des coeurs et des désirs. Observer comme la lumière, emportée par son désir, voit l’univers. Une infinité d’intérieurs exprimés, des plans, des axes, des courbes devenues, éprouvées, rendues vraies et droites dans le temps. Si ce n’était que l’espace, que l’espace de la naissance! Si seulement. Mais le temps sauve de ce peu qu’est le lieu. Le lieu devient espace sous l’effet du temps. Ecoute comment s’étire la note, sa définition, répand son chemin.

“(la lumière du soleil) est rassemblée et circule autour du ciel” fragment 41

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